Récit au kilomètre d’un Marathon inoubliable…
1er km : après une attente festive et 35 minutes après que les premiers ne se soient élancés à mon tour de prendre part à la fête. L’Avenue des Champs-Elysées en faux plat descendant… tranquille pour dérouler mais méfiance à ne pas partir sur un faux rythme (5’13’’).
2 km : après avoir jeté un œil sur les installations du meeting de Sarkozy qui se tient l’après-midi Place de la Concorde, je m’élance dans la Rue de Rivoli, et je me rends compte qu’il y aura beaucoup d’ambiance et de monde sur le bord de la route. Des pompiers de Paris à mes côtés courent pour les orphelins de la profession. Beaucoup d’étrangers participent à ce Marathon également. On entend toutes les langues (5’19’’).
3 km : je commence à me réchauffer, mais je conserve mes gants. Je me sens plutôt en forme malgré une nuit un peu légère…(5’23’’)
4 km : contrairement à ce qui m’avait été dit, ce n’est pas la surpopulation, on ne se court pas sur les pieds. Le fait d’avoir étalé les départs par vagues a sans doute nettement amoindri la densité des coureurs. De bon augure pour arriver Place de la Bastille (5’19’’)
5 km : Le premier ravito. Je prends quelques raisins secs au vol et me relance, pas de Loïc en vue sur le bord de la route (5’29’’).
6 km : on attaque la rue du Fbg St Antoine, l’allure et les sensations sont bonnes même si ça monte légèrement (5’22’’).
7 km : La rue de Reuilly plutôt roulante, je m’amuse à écouter les commentaires et blagues des autres coureurs. La bonne humeur règne. J’ai le meneur d’allure des 4h00 dans le viseur non loin… pourquoi aller plus vite ? (5’27’’)
8 km : Comme convenu Papa est là sur le bord droit de la route, il m’aperçoit à la dernière minute et me demande d’attendre pour la photo… ? non mais ! … j’ai un peu autre chose à faire à ce moment-là que de prendre une pose ! (5’27’’)
9 km : on se rapproche du Bois de Vincennes et le parcours est tout aussi agréable. Je branche mon i-pod histoire de me changer les idées (5’26’’)
10 km : c’est l’entrée dans le Bois de Vincennes, je bois une bouteille récupérée rapidement, je découvre en même temps cet endroit de Paris que je connais mal. Je passe donc au 10 km en 54’20… (5’31’’).
11 km : même si nous sommes dans le Bois, toujours autant de groupes musicaux ou de danseurs pour nous encourager…je m’alimente tranquillement avec les petits grains de raisins secs. Je me fais la réflexion que les pieds sont ok.. ça fait plaisir surtout après les inquiétudes des jours précédents (5’40’’)
12 km : on longe l’esplanade du Château de Vincennes, et d’un meeting à un autre… c’est la grande estrade du raout de Hollande que j’observe. Des musiciens antillais à la répétition qui doivent perturber les musiciens « officiels » du marathon (5’21’’).
13 km : j’enlève enfin mes gants, même si par moment le vent froid est désagréable, c’est très supportable. Je crois que c’est là que je m’arrête faire un petit besoin naturel… (5’48’’)
14 km : on s’approche de l’hippodrome et la route se resserre un peu, le parcours est toujours aussi roulant (5’19’’).
15 km : je ne manque pas le ravito et je prends un quartier d’orange. Je passe le 15ème kilo en 1h22. Je me rappelle avoir fait 1h14’ sur la distance en juillet à Lanester, c’est donc pas si mal de mettre 8’ de plus sur un Marathon, … enfin c’est ce que je me dis. (5’29’’).
16 km : ça commence à être un peu long cette déambulation dans le Bois de Vincennes, mes les jambes tiennent. C’est le passage du 10 Miles… ça me rappelle des souvenirs interceltiques…(5’35’’)
17 km : je prends garde à bien boire et manger. C’est en prévision de la suite des événements (5’26’’).
18 km : couru en faux plat descendant, un peu moins de public sur ces portions (5’25’’)
19 km : on se rapproche de Paris et j’observe les maisons bourgeoises de St Maur, je me demande combien ça peut valoir… ça occupe la pensée (5’32’’).
20 km : nous voilà de retour dans Paris et le public se fait de plus en plus nombreux. Quelle ambiance. On passe sous l’arche des 20 km ce qui me fait un temps de passage cumulé en 1h50’, pour le moment ça tient pas trop mal, le moral est plutôt bon (5’29’’)
21,1 km : j’aperçois avec joie « Uncle Jeff et Papou », ça fait du bien des têtes connues… ça me fait un temps de passage en 1h55’ soit 5 minutes de mieux qu’au Semi de Cannes couru dans le cadre de la préparation à ce Marathon en février avec un début de grippe… Reste maintenant à courir l’autre moitié de la course ! (5’45’’)
22 km : Toujours Avenue Daumesnil et j’ai le meneur d’allure des 4h00 tout près de moi (5’39’’)
23 km : on repasse par la Bastille et on rejoint enfin les quais de Seine, toujours plus de monde à encourager, on se croirait au Tour de France ! je sens que je ralentis légèrement et j’essaie de me relancer (5’53’’)
24 km : je me rends compte qu’on prends les quais Rive Droite, je n’avais pas bien regardé le plan, je n’aperçois donc que de loin Notre-Dame (5’35’’).
25 km : la Voie Georges Pompidou, je sens que la fatigue me gagne et je fais le plein de raisins secs au ravito que je cale dans la poche, je bois pas mal et finis les boissons spéciales de mes 2 gourdes (6’00)
26 km : voilà les tunnels, plus ou moins longs et en « descente/remontée », ça casse un peu, mais ça passe.
27 km : le GPS de la montre ne retrouve plus le satellite, perte de connexion et donc de précision sur l’allure. Il y a un tunnel particulièrement long, mais ça n’empêche pas certains concurrents de chanter fort et de plaisanter, quelle énergie !
28 km : je crois que c’est vers là que je vois le meneur d’allure des 4h qui s’éloigne et je me fais dépasser par le troisième des meneurs en 4h… dur de s’accrocher (6’28’’).
29 km : on passe le tunnel du Pont de l’Alma… quelques souvenirs, mais pas à la vitesse d’une Mercedes… (5’43’’)
30 km : je longe la Maison de la Radio et surprise !!! la Tour Eiffel à droite ??? …non, mon Coach Nono et ses amis sur le bord de la route. Au moment où je sentais le moral faiblir, voilà mon Nono qui s’élance quelques mètres à mes côtés en m’encourageant et me disant que je suis bien régulier. Ca fait plaisir et ça fait passer un kilomètre de plus. Voilà déjà 2h50 ‘ de course et je sens que ça va tenir jusqu’au bout… (6’46’’)
31 km : je m’attends à retrouver Uncle Jeff et Papou… mais personne ! l’histoire me dira plus tard qu’une affaire de banane les a retardé dans leur périple métropolitain. En même temps je ressens mes mollets de plus en plus durs. Attention à la crampe (6’16’’).
32 km : je vois de plus en plus de coureurs marcher ou s’arrêter pour s’étirer. Je décide (mais ai-je le choix ?) de me concentrer sur mon tempo sans forcer. Je m’isole dans ma musique. Je ne regrette pas l’idée d’avoir embarqué mon i-pod (6’40’’).
33 km : j’aperçois le Parc des Princes et on longe les terrains de Rolland Garros, je tente une vaine relance pour coller au timing des 4h, mais je suis en limite (6’32’’)
34 km : on arrive dans le Bois de Boulogne. Après la zone de distribution de la boisson Powerade, le sol est collant et maintenant ce sont les chaussures qui collent au bitume …. je n’avais pas besoin de ça (6’56’’)
35 km : contre toute attente je retrouve Papa et JF placés dans le virage avant une sévère petite montée. Ca réchauffe un peu le moral, mais ça ne fait pas accélérer le tempo de plus en plus lent (7’27’’)
36 km : je sens que mon rythme est très mécanique, j’ai les mollets au bord de la saturation, mais je suis très satisfait de ne pas avoir marché. Certes je marche aux ravitos, mais juste pour éviter de chuter sur les peaux de banane et pelures d’orange. Ce serait dommage d’abandonner pour une stupide glissade (7’23’’)
37 km : je m’accroche et je compte chaque kilomètre. Je passe mon temps à regarder la distance sur ma montre, je sais que j’irai au bout. C’est déjà une grosse différence avec le Marathon de Nice/Cannes. Reste à savoir si je peux faire mieux. Je crois que ce sera bon, il reste encore 5 km (7’24’’)
38 km : les lignes droites du Bois de Boulogne sont longues, par moment le vent est frais… on voit moins de monde sur les bords du parcours (7’13’’)
39 km : allez je me motive, si tout va bien je ferai mieux que mon 1er Marathon. Je pense au bonheur de franchir la ligne, je cherche des images positives. Je vois le stand du Marathon de Vannes qui fait sa pub avec gâteaux bretons et rock celtique…c’est bon signe (7’17’’)
40 km : plus que deux kilomètres. C’est à ce moment-là que me passe devant le meneur d’allure des 4h15’. Je veux accélérer, mais mes mollets refusent nets ! sinon c’est la déchirure me disent-ils…(7’07’’)
41 km : je m’accroche malgré tout pour finir du mieux possible, je sens mon rythme ultra mécanique qui n’est pas prêt à aller plus (ou moins) vite d’ailleurs. On voit la foule des spectateurs grossir mètre après mètre (7’25’’)
42 km : c’est presque la fin !!! une arche pour indiquer le dernier kilomètre. Plus loin, je vois Bruno et mon frère massés dans la foule, je sens l’ambiance de fête, façon « arrivée du Tour de France » (7’30’’)
42 km 195 : la dernière ligne droite, j’accélère autant que possible, quelques hectomètres… le bonheur et l’émotion grimpent ! un canon lance des confettis ! je vois les visages de Yannis et Evan sur la ligne d’arrivée… je suis heureux… fier de moi, je pense à tous ceux qui m’ont soutenu et encouragé. C’est pour ce moment là que je cours. Quelques secondes de plénitude après des kilomètres de souffrance. J’ai mal partout et nulle part. Une dame me remet ma médaille.
Je suis le « Champion de moi-même » ! 4h16’51’’
GLR
Marathon de Paris 2012 : bouclé en 4h16'
La Course et la Plume s'est tout spécialement délocalisée et me voici en direct de Paris où je me pose un peu après avoir courru le Marathon 2012 ce matin.
Une grande satisfaction d'avoir battu mon record de 10 minutes et de l'avoir bouclé sans trop de casse... je vous raconterai tout cela dans les prochains jours avec photos à l'appui.
Laissez moi le temps de rentrer à Nice et je vous ferai un compte rendu circonstancié.
En tous les cas c'était une très belle fête, super bien organisée. Je suis très heureux de l'avoir fait !
Nouvelles du "Front"
Un petit tour sur le blog pour donner quelques nouvelles du "front"... et c'est le cas de le dire pour ma part ! depuis 2 semaines j'ai dû sensiblement ralentir ma préparation au Marathon de Paris. Une grippe qui s'éternise qui s'en va et qui revient... je désespère. Le médecin m'a demandé de couper carrément pendant au moins une semaine. Super.... :(((
La semaine dernière j'étais sensé faire une sortie de 2 heures, je n'en ai fait qu'1h30 à la vitesse d'une tortue et au retour j'avais 38,5 ! dur dans ces conditions de préparer sérieusement une telle course.
Il me reste encore un petit mois et je vais m'accrocher et tenter de rattraper le retard... mais je ne m'attendais pas à une telle préparation.
Quand au coach Nono la messe est dite ! finie la course à pied....
C'est vraiment pas le pied :((((( en ce moment.
Vivement le printemps !
Semi-Marathon de Cannes : juste pour le plaisir !
Aujourd'hui j'ai pris le départ du 20ème Semi-Marathon de Cannes. Un seul objectif : engranger du volume dans la perspective de ma préparation pour le Marathon de Paris.
En effet depuis 3 semaines maintenant je m'entraine à raison de 4 fois par semaine pour être prêt le Jour J, à savoir le 15 avril prochain.
Ce Semi de Cannes offrait donc une opportunité sympa d'allier une séance longue dans une ambiance de course. Très beau parcours plat, 3500 participants (il y a également un 10 km), tous les ingrédients étaient réunis pour prendre un max de plaisir !
C'est un peu particulier que de prendre le départ d'une course, sans objectif particulier ni pression. Mais malgré tout on se prend au jeu... dangereux. Mon départ fut plutôt rapide mais finalement je suis resté très régulier (autour de 10,5 km/h) durant toute la course. Des bonnes sensation et aucune gêne particulière, c'est déjà ça de rassurant.
En revanche les 2 derniers kilomètres auront été plutôt difficiles, je me suis aperçu que je manquais encore de distance longue. Et sans doute également un problème de réglage sur les boissons et l'alimentation. Finalement c'était aussi le but de la sortie que de voir ce qui peut être à améliorer pour Paris.
En tous les cas une belle sortie dans une très belle ambiance ! un chrono de 2H00, pas si mal pour une sortie d'entrainement.
Détail de ma course sur le site de Garmin : http://connect.garmin.com/activity/152806137
Gaël
PS. : une petite pensée pour notre Coach Nono qui sera demain à la Clinique...
Montée de la Garoupe : la petite course qui grimpe !
Il n'y pas de petite course. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas des milliers de participants et une logistique digne d'un concert de Madonna, qu'une course avec 350 participants n'en n'est pas moins intéressante. C'est le cas de cette Montée de la Garoupe qui se déroulait pour la 11ème fois sur le Cap d'Antibes ce dimanche 22 janvier 2012.
Quel bonheur que d'y participer une nouvelle fois ! Un cadre somptueux, un soleil magnifique et une petite troupe de supporters familiale ravie (je n'en doute pas) de m'encourager pour ces quelques kilomètres d'efforts. Je m'arrête sur cette imprécision, car finalement et au terme de ma deuxième participation (cf. ce blog en janvier 2011) j'ignore toujours la réelle distance de cette course....
Sur le papier vous avez le choix entre 2 distances : 10 et 5 km... Mais à l'inscription, vous vous engagez pour un 9,6 ou 4,8. Certes je ne suis pas aussi spécialiste en expertise comptable que le Coach Nono, mais je m'attache quand même pour certaines choses à un certain niveau de précision ! Et pour qui aura le courage de lire ce post jusqu'à son terme, vous vous apercevrez que de 4,8 km, il n'en est point.
8h45 arrivé sur place : équipé de ma toute nouvelle paire de chaussures Saucony offerte hier par ma chère et tendre (merci encore Isabelle), je m'élance rapidement pour un bon échauffement car comme l'an dernier je m'inscris sur la petite distance (appelons-la ainsi). Aucune autre ambition que de prendre du plaisir sur un parcours très vallonné (oui dans "montée de la Garoupe", il y a d'abord "montée"). Peu d'entrainement ces derniers jours et un déplacement professionnel durant la semaine à Strasbourg, je crains que la choucroute ne soit pas un dopant idéal !
Une super ambiance avec des concurrents plutôt de bon niveau, je sens que ça va partir très vite. Une petite pensée pour l'association "Marionnette" pour l'enfance handicapée et me voilà déjà au coeur de la course.
Les premiers kilomètres se font au côté des coureurs de la "plus grande" course et ensuite c'est la séparation, pour grimper sur les petites routes autour de la Garoupe. Je me sens pas trop mal et c'est en 4'17 et 4'44 que je cours les 2 premières bornes. Dans la montée, ça se corse et un autre coureur au tee-shirt orange près de moi me jauge en me disant que ça lui "casse les pattes". Je le soupçonne de vouloir se rassurer en se disant qu'il peut me griller un peu plus loin. Ensuite arrive une succession de descentes et côtes et c'est dans l'une d'elle que la casaque orange me dépasse.
Qu'importe je fais ma course et je double un concurrent... Vu le nombre de participants sur cette petite course, on se sent un peu seul par endroit. Le souffle est bon, et l'allure constante, je termine le 3ème kilo en 4'33.
Un dernier virage où j'entends mes supporters scander "allez tonton Gaël". De la part de Flavio je veux bien, mais quand j'entends mon fils Yannis, mes parents et un autre quidam reprendre cet encouragement, je suis pour le moins surpris. Au moins cela m'amuse pour la longue et dernière montée et là ça devient vraiment difficile. Je tente de changer de braquet et mettre un petit pignon, mais je ne suis pas à vélo comme le Coach Nono moi ce matin ! Je cours en petites foulées et c'est à cet instant que je maudis mon excellente choucroute alsacienne de jeudi soir....
Heureusement que la dernière ligne droite est en descente pour lâcher un peu la foulée
et tenter de sprinter. Un sprint contre moi-même car le maillot orange est déjà arrivé et je n'entends aucun autre concurrent derrière moi (je ne me retourne jamais en course...).
Alors au final un chrono qui s'arrête sur 20'40 et surtout une montre GPS qui indique 4,5 km... Le grand flou demeure donc sur la distance réelle.
Quoiqu'il en soit et avec tous les atouts de cette épreuve (panorama incroyable, soleil chauffant d'un mois de janvier, villas somptueuses, spectateurs de choix....) la Montée de la Garoupe possède tout d'une vraie petite "grande" course.
Gaël
Prom’ Classic 2012 : tout le monde il est beau !
Quel bonheur cette Prom’ Classic, ce « plus beau 10 km de France » comme l’aiment à répéter les organisateurs ! Mais c’est vrai : organisation optimale, soleil, températures douces, parcours sur la plus belle avenue du monde (si, si), jolies filles, musique entraînante, des participants de très haut niveau (28’77’’ cette année pour le 1er)…. Difficile de trouver quelque chose à redire…
Allez je vais bien trouver un truc… Si ! le monde ! 7 000 participants cette année : la taille critique ! et un seul sas moins de 40’ homme (43’ femme)… un peu léger quand on n’est pas un As ou un député maire (2 inscrits dans la catégorie tout de même). Les 2 premiers kilomètres sont donc un peu difficile pour trouver son rythme sans heurter du coude un autre concurrent ou slalomer entre des participants.
Alors on peut imaginer que l’an prochain les organisateurs feront encore « plus beau » que cette 13ème édition. Déjà qu’ils ont pris soin de supprimer le départ des féminines 5 minutes avant : n’en déplaise à ma charmante voisine d’attente sur la ligne de départ qui me soutenait que ce principe avait déjà été supprimé l’an dernier. Si elle avait lu le compte-rendu de cette même Prom’ Classic 2011 sur ce blog (elle peut encore y aller) elle ne m’aurait pas soutenu aussi sympathiquement cette inexactitude. Les organisateurs de l’épreuve, à savoir Azur Sport Organisation, eux ont dû nous lire puisque c’était le gros reproche que je faisais l’an dernier.
Revenons à la course, 15° : une température quasi-printanière « beau temps, belle mer ». Rien qu’à l’échauffement je transpire déjà. Je retire mes gants et mon bonnet, inutile, nous ne sommes pas à Val-d’Isère.
Au départ je m’élance avec précaution pour éviter la chute. Même si je ne suis pas trop mal placé dans le sas, je mets quelques longues secondes à passer la ligne de départ.
Cette année l
a course se court intégralement sur la chaussée nord à l’aller et donc… sud au retour. Je passe le 1er en 4’38 ce qui est plutôt lent comme départ. Qu’importe j’ai de bonnes sensations, même si je cherche encore mon allure. Le 2ème kilo en 4’27 et le 3ème en 4’33. Plutôt régulier… des sensations positives même si je sors de quelques semaines difficiles à veiller la nuit des bébés insomniaques et que je viens de quitter un beau gros rhume (ça c’est la séquence excuses pour justifier la peut-être contre-perf de l’arrivée…). Juste une grosse sensation de bouche super sèche… faut bien trouver un truc.
Je passe au niveau de Carras et j’aperçois tous mes beaux supporters : toute la troupe du Coach Nono au gros complet d’abord, puis ma tribu à moi ensuite. Une tape sur la main de Yannis et je poursuis mon chemin. Le 4ème kilo est passé en 4’38. C’est de la régularité… Arrive le virage au niveau de l’aéroport pour la dernière ligne droite de 5 kilomètres. Un œil sur le chrono et un temps de passage en 23’37 (temps officiel). C’est pas trop mal et les jambes sont bonnes, le souffle ok. Rien à redire. Un gobelet vite attrapé pour se rincer la bouche et je continue sur la même régularité.
Je passe le 6ème en 4’43, et le 7ème en 4’47. Je voudrais accélérer mais ça devient difficile. Pas suffisamment de VMA ces tous derniers jours me dira le coach…
J’assure les 3 derniers kilomètres en 4’43 pour le 8ème et 4’42 le 9ème. J’essaie de jeter mes dernières forces sur le 10ème passé en 4’35 ! Verdict…
Verdict : un chrono en 46’38 temps réel ! Content je suis, vu les circonstances. Au moins une course de régularité sans trop de souffrance, soit du 13km/h et finalement mon meilleur temps sur l’épreuve pour ma 4ème participation.
Voilà une année de course à pied qui démarre sur … le bon pied (désolé de la vanne pourrie). Je le prends comme un bon signe car en plat principal en 2012 je participerai au mois d’avril au Marathon de Paris….. !
Prochain rendez-vous le semi-marathon international de Cannes le 26 février.
GLR
En course pour une nouvelle année !
Amis lecteurs, La Course et La Plume vous souhaite une BONNE ANNEE 2012 !
Que vous souhaiter de plus que du bonheur, de la joie et une très bonne Santé ! bref, rien que du classique... Tiens en parlant de classique j'en profite pour vous signaler que ma première course de l'année sera la célèbre Prom' Classic 2012 qui se déroulera ce dimanche 8 janvier ! 7000 coureurs au rendez-vous de ce superbe 10 km sur la prestigieuse artère niçoise. En plus le soleil semble vouloir être de la partie. Que du bonheur !
Ensuite le programme commence à se préciser, je participerai le 26 février au Semi-Marathon de Cannes dans la perspective de mon GROS OBJECTIF DE L'ANNEE... à savoir.... LE MARATHON DE PARIS !!! mon deuxième marathon qui aura lieu le 15 avril. J'aurai l'occasion d'y revenir prochainement, j'en frémis d'avance.
Et le coach Nono dans tout ça ? eh bien quelques indiscrétions me permettent de dire que tranquillement mais sûrement il va se remettre à l'entrainement. Sans trop forcé pour ne pas réveiller les douleurs passées. Je ne doute pas qu'il nous réserve quelques surprises durant cette année qui sera à n'en pas douter : une année "deux mille douches"... (jeu de mot pour souligner le nombre d'entrainement à prévoir).
A dimanche sur le blog pour vous narrer cette Prom' Classic qui s'annonce prom' etteuse....
Gaël
Ascension de la Sainte-Victoire : Papa et Maman Noël remontent au ciel !
Petite entorse à la ligne éditoriale habituelle aujourd’hui : un reportage de randonnée ! De toute façon, vus les états respectifs de mon genou et de mon mental, le retour à la compétition est reporté jusqu’à nouvel ordre.
Mais le terrain de jeu n’en est pas moins respectable, bien au contraire : il s’agit de la mythique montagne Sainte-Victoire, peinte par Cézanne, qui trône fièrement dans la campagne Aixoise.
Ca pourrait être un superbe parcours de trail, d’ailleurs peut-être existe-t-elle déjà, cette course de côte ? Départ du village de Vauvenargues qui abrite la dépouille de Picasso, et arrivée au sommet à la Croix de Provence.
Je dis ça pour Gaël, car je le sens moqueur derrière son écran dans sa Bretagne natale : « Nono s’est mis à la rando ! ». Il va m’accuser de prendre du bide et laisser pousser la barbe pour me recycler en père Noël !
PAPA NOEL REGALE LA METEO
C’est de saison, la journée avait commencé par un beau cadeau : une météo exceptionnelle, ciel d’un bleu absolu, pas un nuage et pas un souffle de vent. Une luminosité superbe ! Des conditions à faire rêver le regretté Laurent Cabrol. Comment ? Laurent Cabrol n’est pas mort, me dit-on. Ah bon, c’est vrai que je regarde très peu le télé-achat.
Bref, nous décidons de remonter vers le ciel quelques jours après que le papa Noël en soit descendu. Comme pour la distribution des cadeaux, tout cela n’est possible qu’avec l’aide logistique des lutins : alors un grand merci aux grands-parents et tatas qui se sont occupés de nos bambins pendant cette expédition.
Nous posons le traîneau au parking des Venturiers… nous aborderons la montagne par le flanc. Pour ma part je l’ai déjà gravie plusieurs fois mais ça commence à dater, j’ai simplement le souvenir d’une entame difficile avec plusieurs rampes assez raides, puis un replat avec des lacets sur la fin.
DANS LA FORET, IL FAUDRA BIEN TE COUVRIR
Et en effet le relief n’a pas changé, nous adoptons un rythme régulier et tranquille qui nous permet de ne pas nous essouffler.
Même en tant que randonneurs novices, on a été prudents comme dans la chanson : « avant de partir, il faudra bien te couvrir… », parce que dans les passages ombragés, le froid se fait sentir, des traces de gel au sol…
On n’a pas non plus tout le matos adéquat… « n’oublie pas ton petit soulier » ben oui mais moi je n’ai pas de chaussures spécial trail, c’est pas mon terrain (voir reportage d’avril !), alors j’ai pris mes Mizuno, mais la semelle est un peu trop souple alors le pied se tord à l’intérieur, il faut faire attention.
Ce qui a changé depuis mes précédentes montées, c’est que la forêt a été clairsemée avec plusieurs points de vue intermédiaires… avant, tu devais monter en aveugle pendant un bon moment, il n’y avait que des arbres autour. C’est beaucoup plus sympa maintenant. Panorama qui va jusqu’au Ventoux, entre autres.
… Arrivée au prieuré en 1h27, déjà un bel objectif pour un temps de semi, mais on ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, direction le sommet : la croix !
L’ETOILE SUR LE SAPIN
Visible de loin, y compris des automobilistes qui empruntent l’autoroute à des dizaines de km de là, la Croix de Provence est un peu comme l’étoile posée tout en haut du sapin. Une structure métallique de 19m de haut, rénovée de 2002 à 2005 après avoir été frappée par la foudre (petit instant culturel).
Il faut compter une dizaine de minutes de la chapelle jusqu’à la croix mais tu ne vas pas t’arrêter en route, tu ne vas pas aller à Rome sans voir le pape !
On sort le pique nique de la hotte… Altitude 946m par la face Nord, plus fort qu’un voyage en Laponie !!
Nono
Nice-Cannes en relais : le marathon est bien un sport d’équipe !
C’est d’ailleurs le slogan trouvé par l’équipe d’Azur Sport Organisation pour vanter sa formule en relais :
«Le marathon devient un sport d’équipe ».
De grands mots mais qui donnent quoi dans les faits ? On a un découpage en 6 coureurs de ces 42km, assez irrégulier pour épouser l’enfilade des 7 communes qui jalonnent le parcours. Ce sont ainsi des relais qui vont de 3 à 11 km environ et qui permettent aux coureurs de tous niveaux de s’exprimer.
Un sport d’équipe, donc…
LE BRIEFING
Première étape la veille au soir : le briefing. Pas de sport d’équipe sans coach, les nôtres s’appellent Pascal et Jenny. Au vu des fichiers Excel hyper organisés, je m’attendais à un briefing très pro comme les entraîneurs de basket américain, vous savez, accroupis avec le feutre et l’ardoise.
Mais pas du tout, l’ambiance est décontractée, certains s’autorisent même des chips et du guacamole (ne comptez pas sur moi pour balancer les noms, mais j’en ai vu plusieurs).
Dans le rôle de José Mourinho nous avons Pascal attention j’ai bien dit Mourinho non pas Domenech, il n’a pas envie de mener ses troupes dans le mur mais vise la victoire à savoir 7 équipes sur 7 qui franchissent la ligne d’arrivée !
En plus, c’est le père Noël avant l’heure, on a droit à une tenue complète floquée Labazur avec un coupe- vent très stylé de chez Kalenji !
Après avoir fait connaissance avec mes partenaires du lendemain (une équipe majoritairement Lyonnaise), et échangé les sacs de consigne avec ma prédécesseuse Herveline, le rendez-vous est pris sur la ligne de départ.
LE DEPART
Si le marathon est un sport d’équipe, l’exercice bien particulier du départ est alors le rugby tellement la densité de coureur fait penser à la mêlée.
Chez nous, c’est Hervé qui s’y colle. Là encore, pas de sport d’équipe sans capitaine, et Thierry qui s’occupe de notre équipe a essayé de bien répartir les rôles. Comme il doit assurer le prochain relais de St-Laurent il nous quitte avant le coup de pétard pour aller se positionner.
Pour ma part, j’ai largement le temps puisque je ferai le dernier parcours, je profite donc de ce spectacle grandiose et émouvant quand enfin les 10000 coureurs peuvent se lancer dans leur aventure.
A l’aide de mon VTT je remonte la masse des coureurs qui envahit même le trottoir de la Prom pour se donner de l’air, et je retrouve mon voisin et ami Gaël, créateur et co-auteur de ce blog.
LA TRANSITION
Et voilà maintenant du cyclisme contre la montre… il faut quand même repasser par la maison histoire de bien déjeuner en prévision d’un passage en fin de matinée, puis vérifier les affaires et attraper un train direction mon point de relais.
Ah ! Coup de stress, on nous annonce une grève et un retard sur mon train. Bravo les cheminots !! Après avoir obligé ASO à retarder le départ l’an dernier (voir rubrique marathon sur ce blog), voilà maintenant qu’ils risquent de perturber les relais… heureusement j’ai pris large et on s’en sort.
Me voilà donc à Golfe-Juan, petit port sympathique, il y a une sono et un grand parking pratiquement vide idéal pour s’échauffer. Le temps de déposer la consigne, j’entame mon échauffement et… je suis bien, incroyable au vu des 2 dernières séances d’entraînement épouvantables.
A tel point que j’étais venu ici sans objectif, je voulais le faire en footing ou maxi à 13 km/h, histoire simplement de ramener la puce à l’arrivée. Hypothèse que Gaël, qui commence à bien me connaître, avait balayée d’un revers de main : « pfffff, tu feras jamais ça ! »…
Et il avait raison, notre ami Breton, car rien qu’en retrouvant les relayeurs Labazur des autres équipes, on commence à se prendre au jeu et pire, quand les premiers sont passés, on se met à calculer les écarts et guetter avec angoisse l’arrivée de notre partenaire…
LE SLALOM
Et c’est alors que sans crier gare, arrive une bombe tout de mauve vêtue, c’est Herveline !!! Heureusement je me repère à sa frange parce que sinon ça n’a plus rien à voir avec hier. Elle s’est transformée en une sorte de bête de course, elle est à bloc, elle est au taquet !!!
Pascal l’avait dépassée au début de son relais, elle a donc dû s’accrocher pendant 11 km puisque l’écart n’est pas si grand.
Je scratche la puce autour de ma cheville et voilà qu’elle me donne une tape dans le dos. Tous mes plans volent en éclat ! Impossible de calculer, impossible de gérer ! Comment ne pas tout donner quand nos coéquipiers se sont mis minables pour passer le relais au plus vite ??!
Un sport d’équipe… c’est vrai. Je me lance donc dans un slalom ininterrompu de 6,4 km qui commence par une montée assez sèche où les pauvres marathoniens prennent le mur, et à la poursuite des dossards rouges des adversaires : je ne savais pas que le ski était un sport d’équipe mais je le découvre.
Il y a aussi le patinage, ça glisse sur les gobelets au milieu des ravitaillements que je saute allègrement.
Je retrouve les réflexes et la motivation, le petit bip sur la montre à chaque km. J’arrive à rester sous les 4’ et je me force à tenir… c’est quand même moins dur que pour ceux qui en ont 36 dans les jambes !
Le spectacle est parfois sur le bord de la route, notamment par le populaire et multiple champion de France de marathon, Dominique Chauvelier dit « Chauchau ». Chauchau faisait le show sur le bord de la route en s’amusant avec des plots de la voirie !
Nous l’avions déjà croisé avec Gaël sur le village place Masséna, quel dommage nous n’avions pas d’appareil pour poser avec lui.
Au bout de la Croisette, après un sprint final, je boucle en 25’26’’ content d’avoir préservé les 15 km/h.
Mais c’est surtout la performance collective qui compte et donc un temps de 3h52’ soit une 183ème place sur 370 équipes.
C’est supérieur aux prévisions du coach qui avait tablé sur du 10,5 km/h.
Comme aux JO nous obtenons une belle médaille, à la différence que par rapport à celle des individuels, sur la notre, le coureur de devant tend le bras pour récupérer le relais du coureur qui le précède.
Quelle belle image.
Et dire qu’il va falloir attendre pour connaître à nouveau ces émotions… peut-être encore avec Labazur ?
Nono
Joyeux Anniversaire Course & Plume !
En cette fin de mois de Novembre les derniers Scorpions s'apprêtent à fêter leur anniversaire... c'est le cas de notre blog Course & Plume qui souffle donc sa première bougie.
A cette occasion nous comptons 3939 visiteurs pour 17557 pages vues (juste pour le plaisir de citer quelques chiffres).
Comme tout Scorpion nous avons essayé de donner du tempérament à notre blog et nous nous efforcerons cette année encore de faire partager nos aventures bipédiques avec des reportages soignés.
Qui dit anniversaire dit cadeau, et le nôtre est venu des laboratoires LABAZUR sous la forme d'un dossard pour le marathon-relais des Alpes Maritimes !
Après m'avoir sponsorisé individuellement sur le Semi d'Aix (voir plus bas au mois d'Avril ou directement à la catégorie semi dans le bandeau à droite), cette firme à la fibre sportive vient de m'offrir une place dans l'une de ses 7 équipes qui courront le Nice-Cannes en relais.
Alors merci encore à LABAZUR qui nous permettra d'être de la fête au sein du peloton et à dimanche pour le reportage !






















