La Course & la Plume

mardi 28 juin 2016

Foulées du Gois : coup de sifflet final !

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Au moment où l'Europe entière a les yeux rivés sur les terrains de foot de l'Euro 2016, je prends la direction de l'île de Noirmoutier pour ma dernière course de la saison.

 

 

Dernière course également dans la région... Pas mal de nostalgie, mais quel plus beau cadre pour conclure ce passage dans l'Ouest que cette course au milieu de la mer, baptisée "l'enfer vendéen" en raison des pavés qui jalonnent cette chaussée praticable seulement quelques heures par jour à marée basse !

 

 

 

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Contrairement à ce que je pensais il y a quelques années, la course de masse n'a pas lieu les pieds dans l'eau. Ce sont seulement 30 athlètes d'élite triés sur le volet qui auront cet honneur un peu avant 20h.

 

Quand on parle de masse, le terme est bien choisi : l'affluence est énorme. On dirait un flux de supporters un soir de derby. L'accès au parking se faisant par une route étroite, ça bouchonne sévère et je commence à réaliser que je vais avoir du mal à effectuer un échauffement digne de ce nom.

 

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Il me reste à peine une petite quinzaine de minutes avant le coup d'envoi ! Allez on ne panique pas... de mauvaises conditions, un but de retard, ça se remonte... Footing jusqu'au retrait des dossards, où l'on me remet le t-shirt souvenir. Pas le temps de ramener ce collector au vestiaire, mais pas question non plus de l'enfiler par-dessus celui que j'ai déjà... Vous avez déjà vu un footballeur avec 2 maillots ?! J'opte finalement pour une solution intermédiaire : je me le noue autour du bras façon brassard de capitaine.

Sacrifiant mon échauffement, je me place dans le sas qui déjà déborde de runners. Pas la peine de réfléchir des heures entre le 4/4/2 et le 4/3/3, mieux vaut partir pas chaud mais bien placé plutôt que bien échauffé mais trop loin derrière (petite dédicace à Elisa qui a passé la philo).

 

ISWP0047Le starter retentit et le premier km est consacré à se frayer un chemin parmi les défenseurs adverses. Une défense serrée façon catenaccio des années 80 ! Passage en 4'22... Ajoutons à cela un vent de face terrible comme il pouvait souffler dans l'ancien stade Vélodrome avant le nouveau toit... je m'enlise entre 4'20 et 4'30 sur les 4 premiers km que comporte le trajet aller vers l'île (le départ se fait côté continent).

Une allure semi, on s'endort !!! Au demi-tour, c'est le moment de lancer la contre-attaque. Bien sûr cette fois-ci le vent pousse mais les réserves sont entamées. Je ne peux faire mieux que du 4'10 qui était pourtant mon objectif sur la distance.

Un oeil quand même sur les appuis, attention à ne pas chuter sur les pavés et se relever avec des algues plein le cuissard à la Michel Blanc dans les Bronzés...

 

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Malgré l'enthousiasme habituel de Daniel au micro, qui nous ferait presque oublier l'éternel Thierry Roland, je n'ai pas les moyens d'aller chercher mieux qu'un sprint pour l'honneur avec le concurrent devant moi.

J'ai son maillot vert en point de mire depuis un moment qui n'est pas de l'AS St-Etienne mais de l'Entente Sèvre. Au prix d'une accélération dans le faux-plat final je parviens à le devancer sur la ligne, bouclant le parcours en 33mn02.

 

 

ISWP0039C'est l'heure d'analyser le résultat : conférence de presse avec moi-même tout en savourant un retour au calme au petit trot sur le parking bondé ! Disons que le chrono brut est décevant, mais compte tenu du départ à froid, du vent, ça reste acceptable. J'ai au moins réussi à trouver une motivation et à ne pas sombrer.

On va dire : une qualification en phase de poules mais sans briller !

Pour le panache, la victoire finale, c'est vers les pros qu'il faut se tourner. J'ai quitté le parking comme certains spectateurs s'extirpent avant la fin du match pour une sortie plus facile... pour aller à nouveau sur l'île, par le pont cette fois-ci, assister au départ de la mythique "course contre la mer" !

 

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Quelques spectateurs, habitués ou vacanciers, sont là aussi. Petit clin d'oeil aux couleurs rouge & blanc de la Vendée, l'affluence est comparable à celle des matchs de l'AS Monaco au stade Louis-II.

L'instant est aussi fugace que magique. Nous voyons le chemin se recouvrir d'eau , et le peloton de coureurs s'enfoncer peu à peu en s'éclaboussant à chacune de leurs foulées.

 

 

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Certains suivent la course avec leurs jumelles... j'ai déjà perdu de vue les athlètes, mais qu'importe... le résultat est tellement secondaire ! Je vais rentrer : forcément par le pont, puisque la mer s'est refermée.

Quelle course exceptionnelle ! Quel cadre ! Un des plus beaux stades du monde !!

Nono

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jeudi 19 mai 2016

Semi-marathon des Olonnes : toujours vivant, toujours debout !

 

"Toujours vivant, rassurez-vous2016 semi olonnes

Toujours la banane, toujours debout"

Voilà les mots choisis par le revenant Renaud pour s'adresser à son public lors de son grand retour, après sa longue période d'inactivité...

Inactivité tout aussi profonde pour notre blog, réduit lui aussi à l'état d'épave pendant de nombreux mois. Peut-être que certains de nos lecteurs auront cru que nos carrières de coureurs étaient terminées ?

Rassure-toi Gaël, je ne vais pas traiter nos lecteurs de "trous du c**", pas plus que je ne vais enfiler les santiags et le blouson en cuir pour nos prochaines séances ensemble (qui approchent à grands pas). Le parallèle a ses limites même si comme on va le voir, le monde de la course à pied peut trouver quelques références dans le répertoire du chanteur au blouson en jean et foulard rouge !

Pour notre retour au premier plan ce n'est pas 1 mais 2 reportages que vous allez avoir. Car le semi des Olonnes est toujours précédé de la "Course du souffle" la veille au moment du retrait des dossards.

LA COURSE DU SOUFFLE

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Notre Flavio est très remonté comme toujours à l'idée de courir ce 800m. Une grosse concentration précède le moment où les enfants sont pris en charge pour un échauffement collectif sympa sur la piste.

 

Puis tout ce petit monde se regroupe sur la ligne de départ, à savoir une cinquantaine de loulous excités par l'ambiance de course. La coach Isabelle a beau essayer de raisonner la troupe sur l'allure à adopter, ça s'emballe au coup de pétard et une petite chute a même lieu.

 

 

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Le paquet finit par s'étirer sur la ligne d'en face et déjà le duo de tête revient pour le passage aux 400m ! Flavio est situé dans un peloton de chasse peut-être une dizaine de mètres derrière.

 

J'ai un peu peur en regardant le temps intermédiaire : passage en 1'38 ce qui me semble trop rapide. C'est que l'hiver a été long et nos petits athlètes n'ont pas pu s'exercer sur la distance dans le gymnase.

 

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Mais finalement le 2e tour s'enchaîne plutôt bien. Les deux premiers finissent un peu détachés mais Flavio a gardé une allure plutôt régulière et il arrive dans la roue d'une blondinette à qui il rend une bonne tête ! Je l'encourage à finir au sprint... et il le fait !!!

Tandis qu'il se focalise pendant de longues minutes sur sa place à l'arrivée (mais comment, tu n'as pas compté pour savoir si j'étais 5e ou 6e ???!), je préfère noter son chrono de 3'19 soit environ 14,5 km/h.

"Laisse béton" pour que je tienne cette allure demain sur le semi moi...

 

 

LE SEMI

Mais ce n'est pas parce que la relève nous pousse vers la sortie, en passant tout d'abord par la case Vétérans (pudiquement rebaptisée "Masters" !), qu'il faut se laisser faire aussi facilement.

 

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C'est armé d'une belle motivation, moi aussi, que j'arrive sur le site le lendemain matin. Echauffement moitié vélo, moitié footing avec le beau poncho en plastique Ouest France. Je vais viser 1h40 avec un petit espoir d'aller en dessous parce que les 4'35 passaient bien à l'entraînement.

Quelles sont les conditions ? Eh bien avec une bonne dose de chance, elles sont idéales : le soleil est sorti contrairement à ces derniers jours, un peu comme s'il disait " dès que le vent soufflera, je repartira ". De vent pour l'instant, il y en a très peu ce qui est un obstacle de moins pour les allers-retours sur le bord de mer.

Niveau concurrence ? Outre le plateau élite habituel, nous battons le record de participation à savoir 1300 runners. Bien plus que "500 connards sur la ligne de départ" !!

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Et nous voici lâchés, qui plus est en légère descente, avec la belle vue sur la baie des Sables. L'avenue est bien large et de petits pelotons se créent de manière très fluide. Passage en 4'20 au premier km, pour l'instant c'est facile, il faut juste lever un peu le pied... ce qui par contre n'est pas si aisé sur du plat, avec du public autour...

Après avoir contourné le lac de Tanchet on entame un aller-retour sur le Remblai (front de mer). C'est là que mes plus grand fans ont pris place. Eux ont toujours cru en moi, même quand je ne vendais plus un seul disque ! Pas le temps de s'arrêter "m'asseoir sur un banc, 5 minutes avec eux"...

 

 

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Toujours sur un tempo un peu plus rapide que prévu, je passe aux 5 km en 22'41 et la course se dirige maintenant vers le Puits d'Enfer. Allure régulière et je suis étonné de ressentir un tel confort respiratoire. Remarque je n'ai jamais rien bu ni fumé moi !!

 

Avec grand intérêt je guette mon temps de passage aux 10 km : il se fait en 45'27" au lieu du 47'30" prévu. Surtout, j'encaisse bien les petites montées et descentes qui m'avaient fait tellement mal sur le 10 l'an dernier. Je me dis que sauf défaillance je peux commencer à revoir l'objectif à la hausse.

 

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A partir de maintenant, j'instaure un petit rituel à chaque ravito : un petit morceau de sucre ou quelques raisins secs, et un verre d'eau. Meilleur plan qu'un litre de pastis quotidien pour tenir l'objectif !!!

 

Arrivé au 15-16e kilomètre, je suis confiant parce que je sais qu'il n'y a pas de mur au semi. Il ne me reste plus qu'à accélérer très progressivement et reprendre un bon paquet de coureurs ce qui est d'autant plus motivant.

 

 

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Après la montée du zoo, je sais que nous finissons par un tour dans le stade avec l'ambiance des tribunes chauffées comme toujours par Daniel. Je me régale à finir en coup de vent, bien sûr en "mistral gagnant" !! Ce qui me permet d'accrocher un chrono intéressant de 1 h 35'26".

 

Pas encore de quoi occuper la tête du classement comme l'album de Renaud qui s'est propulsé tout de suite en tête des ventes...

 

 

ISWP0274Mais quand même de quoi me donner envie de revenir partager ces bons moments avec nos fidèles lecteurs et relancer la courbe des connexions vers les sommets !

 

Bientôt, c'est Gaël qui va pouvoir écrire :

"J'suis retapé, remis sur pieds,

Droit sur mes guibolles, ressuscité" !

A vous de jouer ! Montrez-nous que vous êtes "morgane de nous" !!!

Nono

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dimanche 27 septembre 2015

Trail Vert' Olonne : vert de rage !

 

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Après le contre-la-montre il y a 15 jours, le pays des Olonnes invitait cette fois les runners à venir user leurs semelles en forêt. 3 distances au programme de la Vert' Olonne : 10, 16 et 26 km !

 

 

C'est encore notre ami Daniel qui officie au micro et qui annonce les parcours par leur petit nom : en effet, les organisateurs ont baptisé les parcours Tue-Corps, Fatras ou Courzyvouère ce qui va tellement bien avec l'accent de mon speaker préféré !

 

 

 

 

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Pour ma part je serai sur le « Fatras » à savoir le 10km, j'arrive sur site juste après le départ des courageux du 26. Même si le flyer de la course annonçait en quasi-patois Sablais « Vérole, que de monde dans cette forêt », je trouve une place non loin du départ. Ayant bien pris soin de garer mon véhicule dans la position de l'assureur en hommage au concepteur de ce blog, j'effectue de nombreux passages vers ce vestiaire de fortune qui traduisent autant d'hésitations sur la tenue à adopter.

 

Finalement, je n'inaugurerai pas mes superbes manchettes Puma gagnées il y a 15 jours au tirage au sort. En manches courtes et en petite foulée, je rejoins le sas de départ !

 

LE DEPART

 

 

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J'ai croisé à l'échauffement un autre ami Gaëtan qui tutoie les 40' sur route, il sera donc sans doute devant moi. Je suis venu sans objectif autre que de me faire plaisir pour ma première participation sur la distance.

D'ailleurs, les tenues changent un peu par rapport aux coursiers sur route. Quelques camelbacks sont de sortie et de nombreux mollets sont garnis de manchons.

 

Le départ est roulant sur un large sentier, puis nous entrons en forêt sur un beau chemin tapissé d'aiguilles de pins. Quel bonheur ! Je garde la tête de course en point de mire tout en essayant de rester raisonnable. Premier km en 4'04. A cet instant, je signerais presque pour devenir un pur trailer et abandonner la route...

 

LE RELIEF

 

 

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Mais bien sûr, qui dit trail dit dénivelé : nous avons « seulement » 300+ au menu et nous l'attaquons progressivement. De petits groupes se forment, ce qui permet aussi de prendre des relais à l'image des cyclistes, et de servir d'ouvreur aux suivants en repérant les morceaux de balisage.

Je passe les 5 km autour de 22' ce qui restait un bon rythme par rapport à du plat.

 

Hélas l'accumulation de petites montées assez sèches, de virages serrés et de sol sablonneux finit par me mettre dans le rouge. Je suis obligé de me laisser décrocher d'un premier petit groupe, et subit 2 km au-delà des 5 minutes (le 7e et le 8e).

 

Un peu déçu de ce recul, mais pas vraiment surpris au final, au vu du manque de condition et du manque d'entraînement en côte.

 

Je suis récupéré par un coureur sympa, qui m'avoue suivre depuis 20mn et propose ses services pour m'ouvrir la route. Lui-même accompagne depuis le début une féminine qui marche assez bien, juste derrière nous, elle doit mener la course des filles.

 

 

LA SURPRISE

 

 

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A un moment nous retrouvons après une bifurcation d'autres coureurs des distances supérieures. Puis mon voisin me dit « mais on est pas déjà passés par là ? », chose que j'avais remarquée aussi, mais sans m'en inquiéter.

Je n'avais pas vu les bénévoles pointer, mais bon, c'est du trail, du « vert », donc des bobo-écolos, y'a pas de triche ! T'inquiète pas Gaël, je sais, on avait dit pas de politique, mais plus personne ne nous lit !!!

 

Bref, on continue, jusqu'à un autre bénévole qui nous encourage : « Allez, plus que 1500 m! ». Pourtant la montre affiche déjà les 10,4 km promis au départ. Bon, ben y'en a 12, c'est du trail, je me dis encore, la mesure c'est pas très grave, ils auraient pu faire attention mais bon.

 

Et nous arrivons sur la plage puis c'est la remontée vers la ligne d'arrivée. Je retrouve Gaëtan au ravito. Naïf comme Oui-oui, je lui demande « Toi aussi t'as 12 au GPS? »...

 

Patatras, ou plutôt Fatras, sa montre indique bien les 10,4 prévus et il est arrivé depuis ¼ d'heure. Notre petit groupe a donc parcouru 1,6 km de trop !!

 

 

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Malgré le titre, je ne suis pas trop vert de rage (peut-être juste un peu jaune cocu). Cette mésaventure n'est pas sans me rappeler celle vécue par Gaël lors du Trail de l'Escarénoise (à retrouver tout au fond de ce blog !).

Pour ma part, ce n'est pas grave du tout. Certes, je récupère une superbe 60e place qui me vaut les moqueries de Flavio à mon retour, mais j'engrange une séance somme toute assez rythmée : une moyenne de 12,6 km/h qui m'aurait placé, sans la malheureuse erreur d'orientation, autour de la 15e place du classement.

 

Sans rancune ! Au point d'envisager une revanche sur le sort le 7 novembre prochain à St-Jean de Monts, sur 10 km encore... tout au moins j'espère !!

 

Nono

 

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mercredi 16 septembre 2015

10 km contre la montre du Château d'Olonne : en selle !

 

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A notre arrivée en Vendée voici 3 ans, je me souviens l'un de nos premiers week-ends être allé en tant que spectateur sur cette épreuve.

 

C'est tout d'abord l'ambiance qui m'avait marqué : la première fois que j'entendais la voix de Daniel, speaker mythique qui n'a rien à envier à celui du Tour de France et qui allait aussi devenir l'un des entraîneurs de Flavio au baby-athlé.

 

C'est aussi la formule de course qui frappe par son originalité : départ chacun son tour, toutes les 30 secondes, « contre-la-montre » quoi : on ne peut pas dire mieux, c'est dans le titre.

 

1ERE PARTICIPATION

 

Bien que séduit immédiatement, il m'a donc fallu attendre cette 7ème édition pour conclure... C'est que non seulement je ne suis pas un garçon facile (on ne rit pas), mais aussi et surtout que la belle a un inconvénient majeur : sa place dans le calendrier.

 

 

Car si on veut performer dès les premiers jours de septembre, il faut avoir enchaîné les séances au mois d'Août, et moi en tant que bon fonctionnaire, au mois d'Août je ne bosse pas, j'arpente le gravier des plages Mentonnaises ou je prends de nouvelles idées pour la rentrée en regardant l'excellent « PROFS 2 » !!!

 

DSCN6644Bref c'est donc un chrono « plancher » que je suis venu chercher, une référence de base en s'appuyant uniquement sur le foncier acquis au cours des sorties vélo de l'été.

 

 

D'ailleurs, ça paraît normal de penser vélo si on dit « contre-la-montre », n'est-ce pas Gaël...

 

ATTENTION AU DEPART

 

Nous voici donc à l'échauffement en attendant notre tour d'être appelé sur la rampe... Je dis « nous » car je ne suis pas seul à m'aligner ce dimanche : il y a Lionel, collègue de travail et néanmoins ami, déjà en photo plus bas sur ce blog, mais aussi son épouse et partenaire d'entraînement.

Paraît-il qu'il y aurait même un petit semblant de défi ou de rivalité entre eux car madame progresserait vite au point de vouloir dépasser monsieur qui pourtant lui élabore ses plans d'entraînement !?

 

DSCN7141Tout ceci ne nous regardant pas, ou tout au moins pas en public (mais Course et Plume l'est-il encore, au désespoir de son Breton fondateur), nous laissons donc partir nos coureurs à l'assaut du chrono puis vient mon tour de monter sur le petit podium et d'attendre le compte à rebours qui nous met bien dans l'ambiance...

 

Temps que met à profit notre ami Daniel le pro du micro pour me chambrer gentiment « ah il a mis les lunettes de soleil, j'peux vous dire qu'il va pas rigoler » … D'ailleurs chacun des 187 partants a eu droit a son petit mot personnalisé, c'était sympa.

 

ON TROUVE LE RYTHME

 

 

 

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Et me voilà parti à la poursuite du type devant, ou sous la menace de celui de derrière, comme on veut. Le début est assez animé en plus, vu que l'on répète 2 fois une boucle de 1400 m plutôt vallonnée, ainsi au 2e tour je récupère un coureur parti après moi (donc plus rapide) juste dans mon dos, avant que nos trajectoires ne se séparent de nouveau.

 

A ce moment-là, on entame un long faux-plat descendant vers le lac de Tanchet, et les intervalles me semblent plutôt réguliers. Je suis autour de 4'20 au km bien que ma montre soit en léger décalage avec les panneaux. Tout cela se régule au ravito du 5ème que je passe en 21'46.

 

Je suis donc dans l'objectif, et surtout, je trouve au fil des km de meilleures sensations respiratoires ce qui m'encourage.

 

Après le contournement du lac, sur mon parcours d'entraînement, nous reprenons la direction du départ avec un long faux-plat (légèrement montant si vous avez bien suivi).

 

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Là les choses prennent peu à peu une tournure de duel comme dans le mythique bras de fer entre Ullrich et Armstrong sur le Tour 2003 qui avait décidé du maillot jaune final. Car je reprends du terrain sur le concurrent devant moi et j'ai envie de le passer avant la ligne.

 

 

Au terme d'une accélération dans le dernier km, je parviens à mes fins et valide un temps de 43'39''.

 

Un chrono qui ne demande qu'à être amélioré, mais avec un bon motif de satisfaction : un split de 7''seulement (5 premiers en 21'46, 5 derniers en 21'53).

 

Plus de pour que de contre dans ce contre-la-montre !!

Nono

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dimanche 24 mai 2015

10km des Olonnes : on tourne !

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Actualité très chargée ce dimanche... Entre le début de Roland-Garros, l'anniversaire de ma belle-mère, la fin du Festival de Cannes (le tout sans ordre particulier de priorité :-)) mais aussi et surtout la 23ème édition du Semi-marathon des Olonnes comportant aussi un 10km.

 

A la recherche d'un thème pour raconter cette course, me voilà donc avec l'embarras du choix. Allez ! Je vous emmène au cinéma. Installez-vous confortablement dans votre fauteuil et éteignez les lumières, ça fera plus vrai.

 

FLASH-BACK

 

Si je devais raconter ma course à travers un film, je commencerais par un petit flash-back. Nous voici projetés une semaine en arrière, encore sur la Côte d'Azur... nous sommes à Menton. L'image est couleur sépia. Non ! Pas à cause de la moyenne d'âge des habitants de la cité des citrons mais c'est juste pour faire comprendre qu'on est dans le passé, bon, faut tout vous expliquer aussi...

Dimanche dernier avait lieu la Ronde des Plages à Menton et nous avons eu l'occasion de supporter notre ami Gaël désormais vétéran (bien, le sépia, remarque) qui se paie le luxe de faire tomber son record à 43'56 en passant pour la première fois la barre des 44mn.

 

Quel rapport avec la course du jour ??? « Il nous fait un scénario à la Tarantino » soupire le Gaël, qui se désole de voir le blog à l'abandon et désespère de voir le nombre de connexions remonter.

 

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Le rapport est tout simple ! Pas besoin de se lancer dans un long monologue à la Luchini. En voyant Gaël battre son record à Menton, j'ai puisé une motivation énorme et trouvé l'envie de me battre à nouveau contre le chrono !!!

 

LA COURSE DU SOUFFLE

 

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Ca y est, le film est bien lancé, le personnage et son objectif sont bien identifiés. Mais voilà que nous repartons encore en arrière, d'une journée cette fois.

Nous sommes le samedi après-midi au moment du retrait des dossards car est organisée à ce moment-là la « Course du Souffle ». Pas d'image sépia maintenant, vu que ce sont les enfants qui vont en découdre !

 

Flavio est engagé pour le 800m. Pas un bon client pour l'interview « elle était pas trop mal ma course... j'ai rien à dire » me répond-il alors que je lui demande de me raconter comment ça s'est passé. Moi qui comptait partir d'un gros plan sur lui...

 

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Ah, si ! Il tente quand même la petite touche d'humour : « tu sais combien j'aurais été avec le fuseau long (il pense avoir été 10e) ? 11ème, parce que j'aurais été plus lourd ! »

 

Hahaha... on est plus dans les séries TV avec les rires enregistrés qu'au cinéma, vous me direz. Tant qu'à faire une incartade au script, je complète avec son chrono : 3'34 (1er 400 en 1'46 et 2e 400 en 1'48). On est quand même dans un blog de sport.

 

 

LE JOUR D'APRES

 

Et voilà encore un coup de boost pour la motivation de voir le loulou battre de 25 secondes son temps habituel.

 

Je m'applique donc à soigner les détails qui font une course réussie : coucher raisonnable la veille, lever à H-3 pour un petit déj bien assimilé, arrivée surplace bien en avance et en vélo, échauffement fini à l'avance pour se placer correctement au départ (nous sommes quand même plus de 700).

 

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Quel contraste d'ailleurs avec l'an dernier où chacun de ces détails avait raté, aboutissant à une performance acceptable mais laborieuse (voir plus bas sur le blog) !

 

Au coup de pétard, nous partons en montée, j'essaie donc de contrôler l'allure pour ne pas être complètement carbonisé au bout de 500m. Ceci d'autant plus que je ne suis pas loin des avant-postes et ainsi aspiré par des coureurs beaucoup plus forts.

Mais même en y veillant, je passe en 3'54 le premier km et c'est trop rapide pour ma forme du moment, je ne pourrai pas tenir et il faut vraiment lever le pied.

 

Chose faite en 4'13 pour le 2e km, qui comporte une portion en descente, puis je stabilise l'allure à ce niveau pour passer au 5e aux alentours de 20'50. Un bénévole nous annonce 42 comme temps final : je le trouve optimiste, car je sais que la 2e partie monte et descend sur le bord de mer... pas vraiment la Croisette.

 

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Mais je m'accroche, et si je raccourcis la foulée dans les montées autour de 4'30, je parviens à relancer sur le plat et être encore dans la course à l'entrée du stade... accueil digne de la montée des marches sur tapis rouge, on finit devant les tribunes devant un public acquis à notre cause ! Je suis au sprint !! 42'30 lorsque je franchis la ligne.

 

Un temps encore bien loin de me garantir la palme d'or. Mais on s'en contentera pour aujourd'hui et ce qui pourrait bien être ma dernière course en senior avant de passer vétéran l'an prochain !

 

Préparez-vous à de nouvelles images en sépia !!!

 

Nono

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lundi 13 avril 2015

BICENTENAIRE 2015 : EN FAMILLE !

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Comme chaque année depuis mon arrivée en Vendée, le début du mois d'Avril est synonyme de déplacement à La Roche pour aller courir la Bicentenaire.

Lors des précédentes éditions (décrites plus bas sur ce blog), j'avais pris part à la course en footing.

Cette année devait marquer le retour des ambitions !

Toutefois, des petits imprévus d'organisation nous font partir en duo avec Flavio, ce qui va m'empêcher de bien me placer dans les sas et modifier quelque peu mes plans. Mais nous y reviendrons.

 

LES PETITS

 

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D'abord, un aperçu du site pour cette course familiale et populaire : sur un grand parking, les organisateurs ont installé un point info, le retrait des dossards, un ravitaillement... normal jusqu'ici pour une course vous allez me dire... mais aussi un vestiaire, une garderie pour les enfants, et de multiples stands associatifs car beaucoup de coureurs se rattachent à une cause.

 

Le tout sous un principe de gratuité d'inscription. Et encore je ne parle que course car il y a aussi des randonnées organisées en parallèle.

 

Bref, c'est une ambiance unique saluée par un grand succès populaire : environ 9000 personnes présentes cette année.

 

C'était donc un contexte idéal pour faire débuter notre petit coureur, qui est désormais le seul licencié de la famille, mais qui n'avait jamais étrenné ses Asics plus loin que la piste du baby-athlé ou du cross des p'tits loups de Cadou (voir plus bas sur ce blog) !

 

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Je redoutais le moment où Loulou se retrouverait noyé dans le sas de départ avec plus de 300 coureurs de sa catégorie qui se sont massés pour les 930m à parcourir. Mais non, il faut croire que le rejeton est beaucoup moins stressé que le papa et tant mieux, même s'il y a des 2006 !

 

Le voilà donc en queue de peloton ce qui est préférable pour ne pas se faire aspirer par l'allure démente des premiers ! Remarque, des enfants de 2006 qui partent trop vite, en tant que supporter de l'Italie, moi ça me fait bien rigoler, c'étaient sûrement les mêmes dont les parents comptaient fêter la naissance avec une victoire en Coupe du Monde.

 

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Trêve de mesquinerie, ces apprentis coureurs sont vraiment impressionnants et finiront autour de 16 km/h pour les premiers. Mais comme tout parent, je n'ai d'yeux que pour mon petit Flavio qui se débrouille comme un chef et qui va remonter une bonne partie des concurrents pour finir en milieu de peloton, en 12 km/h (4'39).

 

 

 

 

 

LES GRANDS

 

C'est là que mon sprint commence. Pas vraiment échauffé, il faut récupérer le petit, l'amener à la garderie, revenir à mon propre sas... sauf qu'entretemps tout ça s'est sérieusement rempli ( 4000 personnes au départ de la « grande » course de 8,7 km).

 

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Je décide donc de relativiser mes ambitions. D'une part je ne suis pas bien échauffé, et d'autre part, je sais que ça va bouchonner sévère pendant un bon moment vue la faible largeur du parcours.

 

Ajoutons à cela la peine partagée de la perte d'une amie proche, d'où le bandeau noir que nous arborons avec Lionel, autre collègue de travail. J'ai donc envie de faire une course sereine symboliquement dédiée à Céline.

 

A savoir, accepter un train ralenti pendant 1 km puis accélérer progressivement et faire du mieux possible ensuite.

 

Nous mettons presque 3mn pour franchir la ligne de départ après le coup de pistolet. C'est dire le nombre de personnes qu'il va falloir doubler avant de retrouver un train fluide !

Je me place sur le bas-côté à l'image des coureurs du Paris-Roubaix de l'après-midi. Sans frustration, c'est un premier km en 5'03, en prenant surtout garde de ne pas y laisser une cheville avec les dévers.

 

Puis, je parviens à doubler et gérer les montées et les descentes (le mounta-cala comme dirait notre ami Gaël, Breton converti au Niçois).

 

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Petite parenthèse (enchantée) pour nos lecteurs qui se demanderaient ce qu'est devenu notre ami Gaël fondateur de ce blog, il n'a pas abandonné la course à pied bien au contraire, et a même signé une licence à l'ASPTT Nice.

En progrès depuis qu'il est entre les mains d'un coach digne de ce nom, il tourne même des séances autour de 4'05 au km et validera certainement ceci très bientôt.

 

Revers de la médaille, le Gaël tourne également pied au plancher au niveau professionnel et il est trop pris pour pouvoir rédiger ces derniers temps. Mais je le connais, il aime ses lecteurs et il a le journalisme dans l'âme, ce n'est donc qu'une question de temps avant qu'il ne nous régale à nouveau de ses reportages.

 

Retour en Vendée, où je continue mes dépassements à l'image (toutes proportions gardées) d'un Benoît Z qui était me semble-t-il parti par défi dernier d'un marathon et devait récolter des fonds à chaque coureur dépassé.

 

A mesure que les km passent, je pense pouvoir finir en moins de 40mn (objectif sur lequel j'avais tant buté sur 10km à l'époque...). Là encore, malgré un bon finish, je boucle en 40'20 temps réel ce qui est plutôt encourageant vu le profil très accidenté du parcours.

 

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Autre donnée, mon GPS indique 9km080 au lieu des 8km670 annoncés, preuve que j'ai dû pas mal me faufiler et m'écarter de la corde.

 

Peu importe ! L'essentiel n'était pas là aujourd'hui. Et "l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le coeur".

 

Nono

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dimanche 14 décembre 2014

U Giru di Natale !

Les photos du Giru di Natale version 2014 sont en ligne !

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dimanche 16 novembre 2014

Loulou au cross des ptits loups !

Gros coup de jeune aujourd'hui sur le blog, puisqu'au moment où notre ami Gaël fait son entrée dans le circuit des vétérans (avec un semi comme course de rentrée, chapeau quand même), c'est une course dont la moyenne d'âge tourne autour des 6 ans que je vais vous raconter !

 

En effet la maîtresse de Flavio, elle-même marathonienne d'après ce que m'a dit notre élève de CP, avait organisé un cross baptisé le « Cross des P'tits loups de Cadou » !!

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Appellation qui n'est pas pour déplaire à Isabelle, puisqu'elle associe au nom de son cousin, le souvenir de ces innombrables fest-noz arrosés de son adolescence dans lesquels elle chantait jusqu'à épuisement « j'entends le loup, le renard et la belette »...

 

 

Bref la maîtresse avait adopté une formule originale, à savoir que tout le monde courra 6 minutes et les participants obtiendront un beau diplôme de foulées d'or, d'argent ou de bronze en fonction de la distance parcourue.

 

Cela étant, à un âge où ils sont plus habitués à chanter « promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas » plutôt que de gérer un effort, ce parcours pourrait bien s'avérer piégeux et la durée difficile à tenir !

 

Ainsi comme prévu le départ ressemble à une envolée de moineaux, chacun voulant dépasser les copains.

 

Mais est-ce grâce à nos heures passées à visionner Equidia, qui lui ont permis de peaufiner sa tactique de course en remarquant que les front-runners échappés dès le départ n'étaient pas souvent les vainqueurs ?

 

 

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Toujours est-il que Flavio parvient à contenir plus ou moins ses envies et se tient légèrement en embuscade derrière un duo de tête.

 

Est-ce grâce à la présence de sa mère, dont on remarquera qu'elle est autrement plus motivée quand il s'agit de venir soutenir sa progéniture que le chef de famille (voir à ce sujet la déplorable mésaventure du 10km des Sables plus bas sur ce blog) ?

 

Toujours est-il que notre loulou déborde et sort du petit stade en tête, après environ 250 mètres parcourus.

 

Est-ce grâce à sa foulée en cycle arrière, très tôt détectée par l'expert Bruno W. lorsqu'il courait après sa fille autour de la piscine (au grand dam de certaines résidentes qui ne manquaient pas de nous renvoyer au règlement intérieur...) ?DSCN4954

 

Toujours est-il qu'il ne va plus lâcher cette position, et remporter la course en dépassant la marque des 1000m avant le coup de sifflet final.

 

 

Un grand bonheur que je n'ai pas pu vivre en direct mais que sa maman m'a relaté.

 

 

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Merci à l'organisatrice !

Longue et belle carrière à ces futurs loups, de Wall Street ou d'ailleurs !!!

 

Nono

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dimanche 9 novembre 2014

Le Marathon des Alpes Maritimes en relais 2x21 : un semi sinon rien !

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Retour aux affaires : après un stage de 6 mois à Chartres, un nouveau boulot d'agent d'assurance, une nouvelle maison, un déménagement et une pneumonie pendant 6 semaines.... I'm back ! Pas de grosses ambitions, mais juste l'envie de me faire plaisir et de voir si je suis encore apte pour la "course à pied en compétition" comme on doit l'écrire sur les certifs médicaux.

Pour être totalement honnête, je ne me suis pas aligné sur le relais 2x21 de cette 7ème édition du Marathon Nice- Cannes sans me préparer. Depuis la mi-septembre je me suis inscrit au club de l'ASPTT afin de ne plus courir seul et essayer de progresser avec un super coach professionnel (bien sûr, personne ne remplacera Nono faut-il le préciser...). Mais on va dire que la préparation fut chaotique entre une petite hospitalisation pour mon asthme il y a 3 semaines et un long week-end à Londres sans emmener les shoes, je n'étais pas forcément dans les meilleures conditions de préparation.

Le plaisir était aussi de partager un bon moment de sport avec mon super partner Pro Stéphane pour qui c'était la 1ère longue course de sa vie. C'est Isabelle qui aura bien résumé cette équipée " il va te détester de l'avoir emmené dans cette galère". Bon a priori et pour ce soir on ne devrait pas saborder demain notre toute nouvelle collaboration professionnelle.

Pluie, pluie et re-pluie pour cette version 2014,... ça change des rafales de vent de face de l'an dernier. Arrivé au point relais sur la route de la Siesta, j'évite de renouveler mon erreur fatale de l'an dernier (cf ci-dessous dans ce blog le résumé de l'édition 2013). Je suis accompagné de mes fidèles supporters : Isabelle Yannis et Evan. Merci à eux de m'avoir accompagné dans ces conditions peu agréables, mais ça fait toujours du bien de se sentir soutenu (ou imaginé de l'être...).

Après 2h15 officielle de course voilà enfin mon partner qui a juste le temps de me dire qu'il est tout cassé et je m'élance en retirant l'espèce de sac poubelle qui m'a évité de me mouiller intégralement avant le départ. J'enclenche ma nouvelle montre Garmin, qui décide enfin de fonctionner après un retour chez le fabricant. C'est parti pour 21,1 km !

Forcément et ça en est presque gênant, je remonte un flot ininterrompu de "vrais" marathoniens qui en ont déjà la moitié dans les jambes. Je démarre sur une allure raisonnable de 12 km/h et je profite pour regarder le décor fabuleux de cette course en bord de mer. La pluie est discontinue, mais je suis vite trempée. Peu importe, je suis breton après tout. Il faut faire comme les 14 000 autres participants : serrer les dents. Beaucoup de monde sur la route et je slalome pas mal pour conserver mon allure. La première petite côte du vieil Antibes est fatale pour de nombreux coureurs... je me remémore le début de mon calvaire lors de mon 1er marathon il y a 4 ans déjà !

Arrive enfin la redoutable montée de la Garoupe du Cap d'Antibes, je la passe sans trop de douleur et c'est avec beaucoup de joie que j'arrive à la hauteur de mes amis Véro et Eric qui courent en couple leur premier Marathon. Pas le temps de trop discuter, car on bascule de l'autre côté du cap sur une longue descente vers le bord de mer qui mène à Juan les Pins. Un petit signe à un plongeur qui regarde la course depuis l'eau, ça me fait marrer. Je me sens plutôt bien dans ma course, mais j'hésite à accélérer.

On passe Juan et c'est une longue ligne droite jusqu'à Golfe Juan, je continue mon slalom géant sur une base de 11,5 km/h, j'ai l'impression d'avoir un métronome dans les jambes. Je passe le groupe d'allure 4h15 en me disant que je regagne pas mal de temps sur le relais. J'arrache un gobelet d'eau à chaque ravito, mais difficile de se déshydrater sous les trombes d'eau qui tombent par moment.

Finalement c'est la partie entre Golfe Juan et Cannes la plus longue sur cet interminable faux plat montant qui mène au panneau d'entrée de la ville du cinéma. Je me fraye toujours mon passage dans cette foule assez dense et je me demande si je peux aller chercher le meneur d'allure des 4h.... Même si je tente un peu d'accélérer dans les 3 derniers kilomètres à Cannes je passe la ligne en 1h50' pour moi et 4h07 indiqué sur le panneau d'arrivée, quasi en même temps que notre maire de Nice qui a à peine le temps d'arriver que le speaker lui saute dessus pour obtenir ses commentaires.

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Personne ne m'interview l'arrivée mais bilan d'une course "bien mieux assurée" (ça c'est une pub subliminale pour BMA, le nom de notre équipe), un Gaël qui a replongé dans le bain des courses sur route et surtout qui a une grosse envie de faire encore mieux sur les prochains grands rendez-vous !

GLR

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samedi 28 juin 2014

Fête du SEC : un presque vétéran sur 1000m !

 

affiche27juin2014Après notre ami Gaël il y a quelques jours, c’était à mon tour hier de me présenter au départ d’un 1000m.

 

Deux tours et demi sur la piste en guise de clôture de la fête du club d’athlétisme de Flavio, après les multiples animations et courses des enfants, et avant de partager un buffet convivial.

 

C’est en spectateur que j’avais découvert l’an dernier cette course familiale qui mélange enfants et parents, coureurs occasionnels ou confirmés, et que je m’étais juré d’y participer cette année, si le genou résistait à la reprise d’un entraînement régulier.

 

 

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Nous voilà donc appelés un peu avant 20h sur le stade. J’ai pris soin de trottiner quand même 15mn pour essayer de digérer la séance de 8x400 de mercredi et assouplir mes quadris encore raides.

Il y aura des jeunes, des papas et des mamans du club ainsi que 2 athlètes handisport.

 

Le temps de poser pour une photo tous ensemble, je discute un peu avec un autre papa qui vient de boucler le marathon de Caen il y a 2 semaines sur un temps de 3h15. Un bon coureur donc, qui me demande « tu pars sur combien » ? Je lui réponds que j’aimerais bien faire 3’30 mais on verra bien.

 

En toute honnêteté c’est vraiment le plaisir de fouler une piste en tartan qui est mon premier moteur ce soir, même si je prendrais avec plaisir un bon chrono… et osons l’avouer, une bonne place, car comme on dit aux chevaux, je sens que le lot est à ma portée.

 

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Nous nous rendons sur la ligne de départ (à la marque des 200m pour les connaisseurs) et après quelques plaisanteries avec les handisport qui menacent de nous renverser comme des quilles de bowling, le départ est donné !

 

Malgré les mises en garde de Fabien Lacan, entraîneur du demi-fond au SEC, tout ce petit monde part comme des balles. J’essaie avant tout de ne pas trébucher et c’est vers le premier passage sur la ligne que l’on retrouve une certaine fluidité.

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A mes côtés, le parent marathonien, et une dizaine de mètres devant nous, 2 jeunes du SEC dont il faut quand même se méfier.

 

Nous avons aussi le luxe d’être commentés par Daniel, un entraîneur du baby-athlé mais aussi speaker sur des courses internationales prestigieuses comme le semi des Olonnes ou la course du Gois.

C’est un peu irréel et aussi grisant de l’entendre au micro faire vivre notre course au public et il annonce donc que « un groupe de 4 va se former »… Je me cale bien tranquillement dans la foulée des jeunes et nous passons aux 400 en 1’22.

 

C’est encore un peu tôt à mon goût pour attaquer, alors je reste bien sagement derrière ce qui fait dire à Daniel : « il y a des vieux briscards » ! On notera au passage que, même si je n’ai pas encore basculé administrativement dans la catégorie des vétérans, on m’y range maintenant d’office.

N’est-ce pas Gaël, mais à nous de leur montrer que le meilleur est à venir.

 

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Revenons à la course qui passe maintenant aux 600m, il reste donc 1 tour de piste à parcourir. J’ai repris en douceur l’un des deux éléments de tête et me voilà à hauteur du premier. Nous faisons tout le virage ensemble, certes je ne suis pas très bien positionné stratégiquement puisqu’il tient la corde et je suis à la limite du 2e couloir, mais je le sens à bloc, il me paraît au bout de son effort.

 

« Qui va gagner ??! » demande Daniel alors que je passe en tête dans la ligne droite opposée.

 

J’aimerais bien faire un point de la situation mais je ne peux pas donner un mauvais exemple aux enfants alors que leurs entraîneurs n’arrêtent pas de leur répéter de ne pas se retourner et de regarder droit devant ! Alors je scrute plus ou moins les ombres au sol et je comprends que nous ne sommes plus que 2 pour la victoire, avec mon collègue vétéran.

 

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On passe les 800m, et je décide de mettre une grosse accélération jusqu’à la ligne. « Oh ! il est fort » s’exclame Daniel, à qui la passion a fait perdre toute référence, lui qui commentait il y a 15 jours des coureurs africains en 1h sur le semi !!!

 

Mais ça me booste pour la dernière ligne droite que j’aborde en tête. Je me sens comme dans un rêve !! Et voilà que pour la première et peut-être dernière fois de ma vie, je vais couper la ligne d’arrivée en tête. C’est trop bon !!!

 

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Un chrono modeste de 3’23 que pas mal de coureurs départementaux un peu préparés battraient facilement, mais qui suffira à mon bonheur d’aujourd’hui.

 

Comme l’avait dit le regretté Thierry Roland, qui nous manque tant en cette période de coupe du monde : « Quel pied, p**ain, quel pied » !!!

 

Nono

 

Merci pour les photos : sec.athle.com

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