affiche27juin2014Après notre ami Gaël il y a quelques jours, c’était à mon tour hier de me présenter au départ d’un 1000m.

 

Deux tours et demi sur la piste en guise de clôture de la fête du club d’athlétisme de Flavio, après les multiples animations et courses des enfants, et avant de partager un buffet convivial.

 

C’est en spectateur que j’avais découvert l’an dernier cette course familiale qui mélange enfants et parents, coureurs occasionnels ou confirmés, et que je m’étais juré d’y participer cette année, si le genou résistait à la reprise d’un entraînement régulier.

 

 

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Nous voilà donc appelés un peu avant 20h sur le stade. J’ai pris soin de trottiner quand même 15mn pour essayer de digérer la séance de 8x400 de mercredi et assouplir mes quadris encore raides.

Il y aura des jeunes, des papas et des mamans du club ainsi que 2 athlètes handisport.

 

Le temps de poser pour une photo tous ensemble, je discute un peu avec un autre papa qui vient de boucler le marathon de Caen il y a 2 semaines sur un temps de 3h15. Un bon coureur donc, qui me demande « tu pars sur combien » ? Je lui réponds que j’aimerais bien faire 3’30 mais on verra bien.

 

En toute honnêteté c’est vraiment le plaisir de fouler une piste en tartan qui est mon premier moteur ce soir, même si je prendrais avec plaisir un bon chrono… et osons l’avouer, une bonne place, car comme on dit aux chevaux, je sens que le lot est à ma portée.

 

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Nous nous rendons sur la ligne de départ (à la marque des 200m pour les connaisseurs) et après quelques plaisanteries avec les handisport qui menacent de nous renverser comme des quilles de bowling, le départ est donné !

 

Malgré les mises en garde de Fabien Lacan, entraîneur du demi-fond au SEC, tout ce petit monde part comme des balles. J’essaie avant tout de ne pas trébucher et c’est vers le premier passage sur la ligne que l’on retrouve une certaine fluidité.

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A mes côtés, le parent marathonien, et une dizaine de mètres devant nous, 2 jeunes du SEC dont il faut quand même se méfier.

 

Nous avons aussi le luxe d’être commentés par Daniel, un entraîneur du baby-athlé mais aussi speaker sur des courses internationales prestigieuses comme le semi des Olonnes ou la course du Gois.

C’est un peu irréel et aussi grisant de l’entendre au micro faire vivre notre course au public et il annonce donc que « un groupe de 4 va se former »… Je me cale bien tranquillement dans la foulée des jeunes et nous passons aux 400 en 1’22.

 

C’est encore un peu tôt à mon goût pour attaquer, alors je reste bien sagement derrière ce qui fait dire à Daniel : « il y a des vieux briscards » ! On notera au passage que, même si je n’ai pas encore basculé administrativement dans la catégorie des vétérans, on m’y range maintenant d’office.

N’est-ce pas Gaël, mais à nous de leur montrer que le meilleur est à venir.

 

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Revenons à la course qui passe maintenant aux 600m, il reste donc 1 tour de piste à parcourir. J’ai repris en douceur l’un des deux éléments de tête et me voilà à hauteur du premier. Nous faisons tout le virage ensemble, certes je ne suis pas très bien positionné stratégiquement puisqu’il tient la corde et je suis à la limite du 2e couloir, mais je le sens à bloc, il me paraît au bout de son effort.

 

« Qui va gagner ??! » demande Daniel alors que je passe en tête dans la ligne droite opposée.

 

J’aimerais bien faire un point de la situation mais je ne peux pas donner un mauvais exemple aux enfants alors que leurs entraîneurs n’arrêtent pas de leur répéter de ne pas se retourner et de regarder droit devant ! Alors je scrute plus ou moins les ombres au sol et je comprends que nous ne sommes plus que 2 pour la victoire, avec mon collègue vétéran.

 

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On passe les 800m, et je décide de mettre une grosse accélération jusqu’à la ligne. « Oh ! il est fort » s’exclame Daniel, à qui la passion a fait perdre toute référence, lui qui commentait il y a 15 jours des coureurs africains en 1h sur le semi !!!

 

Mais ça me booste pour la dernière ligne droite que j’aborde en tête. Je me sens comme dans un rêve !! Et voilà que pour la première et peut-être dernière fois de ma vie, je vais couper la ligne d’arrivée en tête. C’est trop bon !!!

 

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Un chrono modeste de 3’23 que pas mal de coureurs départementaux un peu préparés battraient facilement, mais qui suffira à mon bonheur d’aujourd’hui.

 

Comme l’avait dit le regretté Thierry Roland, qui nous manque tant en cette période de coupe du monde : « Quel pied, p**ain, quel pied » !!!

 

Nono

 

Merci pour les photos : sec.athle.com