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Retour aux affaires : après un stage de 6 mois à Chartres, un nouveau boulot d'agent d'assurance, une nouvelle maison, un déménagement et une pneumonie pendant 6 semaines.... I'm back ! Pas de grosses ambitions, mais juste l'envie de me faire plaisir et de voir si je suis encore apte pour la "course à pied en compétition" comme on doit l'écrire sur les certifs médicaux.

Pour être totalement honnête, je ne me suis pas aligné sur le relais 2x21 de cette 7ème édition du Marathon Nice- Cannes sans me préparer. Depuis la mi-septembre je me suis inscrit au club de l'ASPTT afin de ne plus courir seul et essayer de progresser avec un super coach professionnel (bien sûr, personne ne remplacera Nono faut-il le préciser...). Mais on va dire que la préparation fut chaotique entre une petite hospitalisation pour mon asthme il y a 3 semaines et un long week-end à Londres sans emmener les shoes, je n'étais pas forcément dans les meilleures conditions de préparation.

Le plaisir était aussi de partager un bon moment de sport avec mon super partner Pro Stéphane pour qui c'était la 1ère longue course de sa vie. C'est Isabelle qui aura bien résumé cette équipée " il va te détester de l'avoir emmené dans cette galère". Bon a priori et pour ce soir on ne devrait pas saborder demain notre toute nouvelle collaboration professionnelle.

Pluie, pluie et re-pluie pour cette version 2014,... ça change des rafales de vent de face de l'an dernier. Arrivé au point relais sur la route de la Siesta, j'évite de renouveler mon erreur fatale de l'an dernier (cf ci-dessous dans ce blog le résumé de l'édition 2013). Je suis accompagné de mes fidèles supporters : Isabelle Yannis et Evan. Merci à eux de m'avoir accompagné dans ces conditions peu agréables, mais ça fait toujours du bien de se sentir soutenu (ou imaginé de l'être...).

Après 2h15 officielle de course voilà enfin mon partner qui a juste le temps de me dire qu'il est tout cassé et je m'élance en retirant l'espèce de sac poubelle qui m'a évité de me mouiller intégralement avant le départ. J'enclenche ma nouvelle montre Garmin, qui décide enfin de fonctionner après un retour chez le fabricant. C'est parti pour 21,1 km !

Forcément et ça en est presque gênant, je remonte un flot ininterrompu de "vrais" marathoniens qui en ont déjà la moitié dans les jambes. Je démarre sur une allure raisonnable de 12 km/h et je profite pour regarder le décor fabuleux de cette course en bord de mer. La pluie est discontinue, mais je suis vite trempée. Peu importe, je suis breton après tout. Il faut faire comme les 14 000 autres participants : serrer les dents. Beaucoup de monde sur la route et je slalome pas mal pour conserver mon allure. La première petite côte du vieil Antibes est fatale pour de nombreux coureurs... je me remémore le début de mon calvaire lors de mon 1er marathon il y a 4 ans déjà !

Arrive enfin la redoutable montée de la Garoupe du Cap d'Antibes, je la passe sans trop de douleur et c'est avec beaucoup de joie que j'arrive à la hauteur de mes amis Véro et Eric qui courent en couple leur premier Marathon. Pas le temps de trop discuter, car on bascule de l'autre côté du cap sur une longue descente vers le bord de mer qui mène à Juan les Pins. Un petit signe à un plongeur qui regarde la course depuis l'eau, ça me fait marrer. Je me sens plutôt bien dans ma course, mais j'hésite à accélérer.

On passe Juan et c'est une longue ligne droite jusqu'à Golfe Juan, je continue mon slalom géant sur une base de 11,5 km/h, j'ai l'impression d'avoir un métronome dans les jambes. Je passe le groupe d'allure 4h15 en me disant que je regagne pas mal de temps sur le relais. J'arrache un gobelet d'eau à chaque ravito, mais difficile de se déshydrater sous les trombes d'eau qui tombent par moment.

Finalement c'est la partie entre Golfe Juan et Cannes la plus longue sur cet interminable faux plat montant qui mène au panneau d'entrée de la ville du cinéma. Je me fraye toujours mon passage dans cette foule assez dense et je me demande si je peux aller chercher le meneur d'allure des 4h.... Même si je tente un peu d'accélérer dans les 3 derniers kilomètres à Cannes je passe la ligne en 1h50' pour moi et 4h07 indiqué sur le panneau d'arrivée, quasi en même temps que notre maire de Nice qui a à peine le temps d'arriver que le speaker lui saute dessus pour obtenir ses commentaires.

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Personne ne m'interview l'arrivée mais bilan d'une course "bien mieux assurée" (ça c'est une pub subliminale pour BMA, le nom de notre équipe), un Gaël qui a replongé dans le bain des courses sur route et surtout qui a une grosse envie de faire encore mieux sur les prochains grands rendez-vous !

GLR