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Comme chaque année depuis mon arrivée en Vendée, le début du mois d'Avril est synonyme de déplacement à La Roche pour aller courir la Bicentenaire.

Lors des précédentes éditions (décrites plus bas sur ce blog), j'avais pris part à la course en footing.

Cette année devait marquer le retour des ambitions !

Toutefois, des petits imprévus d'organisation nous font partir en duo avec Flavio, ce qui va m'empêcher de bien me placer dans les sas et modifier quelque peu mes plans. Mais nous y reviendrons.

 

LES PETITS

 

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D'abord, un aperçu du site pour cette course familiale et populaire : sur un grand parking, les organisateurs ont installé un point info, le retrait des dossards, un ravitaillement... normal jusqu'ici pour une course vous allez me dire... mais aussi un vestiaire, une garderie pour les enfants, et de multiples stands associatifs car beaucoup de coureurs se rattachent à une cause.

 

Le tout sous un principe de gratuité d'inscription. Et encore je ne parle que course car il y a aussi des randonnées organisées en parallèle.

 

Bref, c'est une ambiance unique saluée par un grand succès populaire : environ 9000 personnes présentes cette année.

 

C'était donc un contexte idéal pour faire débuter notre petit coureur, qui est désormais le seul licencié de la famille, mais qui n'avait jamais étrenné ses Asics plus loin que la piste du baby-athlé ou du cross des p'tits loups de Cadou (voir plus bas sur ce blog) !

 

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Je redoutais le moment où Loulou se retrouverait noyé dans le sas de départ avec plus de 300 coureurs de sa catégorie qui se sont massés pour les 930m à parcourir. Mais non, il faut croire que le rejeton est beaucoup moins stressé que le papa et tant mieux, même s'il y a des 2006 !

 

Le voilà donc en queue de peloton ce qui est préférable pour ne pas se faire aspirer par l'allure démente des premiers ! Remarque, des enfants de 2006 qui partent trop vite, en tant que supporter de l'Italie, moi ça me fait bien rigoler, c'étaient sûrement les mêmes dont les parents comptaient fêter la naissance avec une victoire en Coupe du Monde.

 

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Trêve de mesquinerie, ces apprentis coureurs sont vraiment impressionnants et finiront autour de 16 km/h pour les premiers. Mais comme tout parent, je n'ai d'yeux que pour mon petit Flavio qui se débrouille comme un chef et qui va remonter une bonne partie des concurrents pour finir en milieu de peloton, en 12 km/h (4'39).

 

 

 

 

 

LES GRANDS

 

C'est là que mon sprint commence. Pas vraiment échauffé, il faut récupérer le petit, l'amener à la garderie, revenir à mon propre sas... sauf qu'entretemps tout ça s'est sérieusement rempli ( 4000 personnes au départ de la « grande » course de 8,7 km).

 

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Je décide donc de relativiser mes ambitions. D'une part je ne suis pas bien échauffé, et d'autre part, je sais que ça va bouchonner sévère pendant un bon moment vue la faible largeur du parcours.

 

Ajoutons à cela la peine partagée de la perte d'une amie proche, d'où le bandeau noir que nous arborons avec Lionel, autre collègue de travail. J'ai donc envie de faire une course sereine symboliquement dédiée à Céline.

 

A savoir, accepter un train ralenti pendant 1 km puis accélérer progressivement et faire du mieux possible ensuite.

 

Nous mettons presque 3mn pour franchir la ligne de départ après le coup de pistolet. C'est dire le nombre de personnes qu'il va falloir doubler avant de retrouver un train fluide !

Je me place sur le bas-côté à l'image des coureurs du Paris-Roubaix de l'après-midi. Sans frustration, c'est un premier km en 5'03, en prenant surtout garde de ne pas y laisser une cheville avec les dévers.

 

Puis, je parviens à doubler et gérer les montées et les descentes (le mounta-cala comme dirait notre ami Gaël, Breton converti au Niçois).

 

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Petite parenthèse (enchantée) pour nos lecteurs qui se demanderaient ce qu'est devenu notre ami Gaël fondateur de ce blog, il n'a pas abandonné la course à pied bien au contraire, et a même signé une licence à l'ASPTT Nice.

En progrès depuis qu'il est entre les mains d'un coach digne de ce nom, il tourne même des séances autour de 4'05 au km et validera certainement ceci très bientôt.

 

Revers de la médaille, le Gaël tourne également pied au plancher au niveau professionnel et il est trop pris pour pouvoir rédiger ces derniers temps. Mais je le connais, il aime ses lecteurs et il a le journalisme dans l'âme, ce n'est donc qu'une question de temps avant qu'il ne nous régale à nouveau de ses reportages.

 

Retour en Vendée, où je continue mes dépassements à l'image (toutes proportions gardées) d'un Benoît Z qui était me semble-t-il parti par défi dernier d'un marathon et devait récolter des fonds à chaque coureur dépassé.

 

A mesure que les km passent, je pense pouvoir finir en moins de 40mn (objectif sur lequel j'avais tant buté sur 10km à l'époque...). Là encore, malgré un bon finish, je boucle en 40'20 temps réel ce qui est plutôt encourageant vu le profil très accidenté du parcours.

 

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Autre donnée, mon GPS indique 9km080 au lieu des 8km670 annoncés, preuve que j'ai dû pas mal me faufiler et m'écarter de la corde.

 

Peu importe ! L'essentiel n'était pas là aujourd'hui. Et "l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le coeur".

 

Nono