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Actualité très chargée ce dimanche... Entre le début de Roland-Garros, l'anniversaire de ma belle-mère, la fin du Festival de Cannes (le tout sans ordre particulier de priorité :-)) mais aussi et surtout la 23ème édition du Semi-marathon des Olonnes comportant aussi un 10km.

 

A la recherche d'un thème pour raconter cette course, me voilà donc avec l'embarras du choix. Allez ! Je vous emmène au cinéma. Installez-vous confortablement dans votre fauteuil et éteignez les lumières, ça fera plus vrai.

 

FLASH-BACK

 

Si je devais raconter ma course à travers un film, je commencerais par un petit flash-back. Nous voici projetés une semaine en arrière, encore sur la Côte d'Azur... nous sommes à Menton. L'image est couleur sépia. Non ! Pas à cause de la moyenne d'âge des habitants de la cité des citrons mais c'est juste pour faire comprendre qu'on est dans le passé, bon, faut tout vous expliquer aussi...

Dimanche dernier avait lieu la Ronde des Plages à Menton et nous avons eu l'occasion de supporter notre ami Gaël désormais vétéran (bien, le sépia, remarque) qui se paie le luxe de faire tomber son record à 43'56 en passant pour la première fois la barre des 44mn.

 

Quel rapport avec la course du jour ??? « Il nous fait un scénario à la Tarantino » soupire le Gaël, qui se désole de voir le blog à l'abandon et désespère de voir le nombre de connexions remonter.

 

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Le rapport est tout simple ! Pas besoin de se lancer dans un long monologue à la Luchini. En voyant Gaël battre son record à Menton, j'ai puisé une motivation énorme et trouvé l'envie de me battre à nouveau contre le chrono !!!

 

LA COURSE DU SOUFFLE

 

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Ca y est, le film est bien lancé, le personnage et son objectif sont bien identifiés. Mais voilà que nous repartons encore en arrière, d'une journée cette fois.

Nous sommes le samedi après-midi au moment du retrait des dossards car est organisée à ce moment-là la « Course du Souffle ». Pas d'image sépia maintenant, vu que ce sont les enfants qui vont en découdre !

 

Flavio est engagé pour le 800m. Pas un bon client pour l'interview « elle était pas trop mal ma course... j'ai rien à dire » me répond-il alors que je lui demande de me raconter comment ça s'est passé. Moi qui comptait partir d'un gros plan sur lui...

 

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Ah, si ! Il tente quand même la petite touche d'humour : « tu sais combien j'aurais été avec le fuseau long (il pense avoir été 10e) ? 11ème, parce que j'aurais été plus lourd ! »

 

Hahaha... on est plus dans les séries TV avec les rires enregistrés qu'au cinéma, vous me direz. Tant qu'à faire une incartade au script, je complète avec son chrono : 3'34 (1er 400 en 1'46 et 2e 400 en 1'48). On est quand même dans un blog de sport.

 

 

LE JOUR D'APRES

 

Et voilà encore un coup de boost pour la motivation de voir le loulou battre de 25 secondes son temps habituel.

 

Je m'applique donc à soigner les détails qui font une course réussie : coucher raisonnable la veille, lever à H-3 pour un petit déj bien assimilé, arrivée surplace bien en avance et en vélo, échauffement fini à l'avance pour se placer correctement au départ (nous sommes quand même plus de 700).

 

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Quel contraste d'ailleurs avec l'an dernier où chacun de ces détails avait raté, aboutissant à une performance acceptable mais laborieuse (voir plus bas sur le blog) !

 

Au coup de pétard, nous partons en montée, j'essaie donc de contrôler l'allure pour ne pas être complètement carbonisé au bout de 500m. Ceci d'autant plus que je ne suis pas loin des avant-postes et ainsi aspiré par des coureurs beaucoup plus forts.

Mais même en y veillant, je passe en 3'54 le premier km et c'est trop rapide pour ma forme du moment, je ne pourrai pas tenir et il faut vraiment lever le pied.

 

Chose faite en 4'13 pour le 2e km, qui comporte une portion en descente, puis je stabilise l'allure à ce niveau pour passer au 5e aux alentours de 20'50. Un bénévole nous annonce 42 comme temps final : je le trouve optimiste, car je sais que la 2e partie monte et descend sur le bord de mer... pas vraiment la Croisette.

 

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Mais je m'accroche, et si je raccourcis la foulée dans les montées autour de 4'30, je parviens à relancer sur le plat et être encore dans la course à l'entrée du stade... accueil digne de la montée des marches sur tapis rouge, on finit devant les tribunes devant un public acquis à notre cause ! Je suis au sprint !! 42'30 lorsque je franchis la ligne.

 

Un temps encore bien loin de me garantir la palme d'or. Mais on s'en contentera pour aujourd'hui et ce qui pourrait bien être ma dernière course en senior avant de passer vétéran l'an prochain !

 

Préparez-vous à de nouvelles images en sépia !!!

 

Nono